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Benjamin Menvielle

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Benjamin Menvielle
  • C’est un univers fascinant et formidablement détaillé qu’a construit l’auteur.

    Dans le premier tome de « L’Arche des Sevanes » de Benjamin Menvielle, le lecteur est plongé dans un univers post-apocalyptique et cyberpunk, où un petit groupe d’êtres humains survit sur la Rocheuse, un lieu hostile. Cette société imprégnée de haute technologie abrite l’Arche, créée par les énigmatiques Sevanes pour préserver les connaissances humaines menacées par une destruction imminente.

    L’histoire suit Nalbandian, un citoyen modèle, dont la vie bascule lorsque sa compagne, accusée de représenter une menace sous le nom d’Opsy, est arrêtée. Animé par la volonté de la retrouver, Nalbandian se retrouve plongé dans un réseau complexe de mystères et de conspirations au sein d’une société sécurisée, alors que des tensions révolutionnaires émergent et que l’Arche devient l’objet de toutes les convoitises.

    Le premier tome de « L’Arche des Sevanes » parvient à évoluer habilement, construisant un univers minutieusement détaillé et captivant. Benjamin Menvielle développe des personnages robustes et tisse une intrigue riche en rebondissements inattendus, offrant ainsi une exploration captivante de la condition humaine, de la quête de vérité et de la lutte pour la liberté dans un monde où le contrôle absolu semble être la norme.
    dolphinpic sur Babelio le 20 février 2024
  • Une intrigue riche en rebondissements inattendus,

    Il m’est impossible de résumer ce premier tome de la duologie de Benjamin Menvielle. Lui-même a tenté de le faire en quatrième de couverture, mais les quelques lignes n’abordent qu’une infime partie de l’intrigue dystopique qu’est l’ « Arche des Sevanes « .
    Car c’est un univers fascinant et formidablement détaillé qu’a construit l’auteur, avec une plume très contemporaine basée sur des connaissances classiques très maîtrisées dans le domaine de la science-fiction et de l’anticipation. Il va même jusqu’à créer un vocabulaire très particulier, un peu difficile à appréhender au début, mais tellement évident et fluide par la suite…
    J’ai particulièrement apprécié le passage où un des personnages va au dispensaire pour se faire opérer par des microrobots dans un bassin rempli de désinfectant… C’est paradoxalement une scène que j’ai trouvée apaisante, non dénuée d’humour, au milieu d’une société ultra-sécuritaire parmi laquelle grouillent des drônes d’observation et d’attaque, des cyborgs et autres éléments futuristes destinés à asservir la population et à envahir les Autres.
    Mais le roman est beaucoup plus que ça, les rebondissements nombreux, les personnages également, et d’ailleurs il ne faut pas trop s’attacher à eux, car tout peut arriver.
    Les questions nombreuses au début trouvent peu à peu leurs réponses et on sort du livre plus pressé que jamais de découvrir la suite.

    Pour les Sevanes.
    Lire_et_elle sur Babelio le 11 janvier 2024
  • C’est un roman magique en ce qu’il est novateur. Je n’ai jamais rien lu de tel.

    Il m’est impossible de résumer ce premier tome de la duologie de Benjamin Menvielle. Lui-même a tenté de le faire en quatrième de couverture, mais les quelques lignes n’abordent qu’une infime partie de l’intrigue dystopique qu’est l’ « Arche des Sevanes « .
    Car c’est un univers fascinant et formidablement détaillé qu’a construit l’auteur, avec une plume très contemporaine basée sur des connaissances classiques très maîtrisées dans le domaine de la science-fiction et de l’anticipation. Il va même jusqu’à créer un vocabulaire très particulier, un peu difficile à appréhender au début, mais tellement évident et fluide par la suite…
    J’ai particulièrement apprécié le passage où un des personnages va au dispensaire pour se faire opérer par des microrobots dans un bassin rempli de désinfectant… C’est paradoxalement une scène que j’ai trouvée apaisante, non dénuée d’humour, au milieu d’une société ultra-sécuritaire parmi laquelle grouillent des drônes d’observation et d’attaque, des cyborgs et autres éléments futuristes destinés à asservir la population et à envahir les Autres.
    Mais le roman est beaucoup plus que ça, les rebondissements nombreux, les personnages également, et d’ailleurs il ne faut pas trop s’attacher à eux, car tout peut arriver.
    Les questions nombreuses au début trouvent peu à peu leurs réponses et on sort du livre plus pressé que jamais de découvrir la suite.

    Pour les Sevanes.
    Lire_et_elle sur Babelio le 11 janvier 2024
  • « L’Arche des Sevanes » est un roman captivant qui mêle science-fiction, thriller et réflexion philosophique.

    L’histoire suit Nalbandian, un citoyen modèle, dont la vie bascule lorsque sa compagne est arrêtée. Alors qu’il tente de comprendre les raisons de cette arrestation, il se retrouve plongé au coeur d’une intrigue complexe qui met en jeu le destin de la société.
    L’auteur dépeint une société technologique avancée qui se débat avec les vestiges d’un passé tumultueux.
    Un mélange de cyberpunk avec de la fantasy post-apocalyptique, les Sevanes, créateurs de l’Arche, sont des figures énigmatiques qui hantent l’histoire.
    Le personnage principal – Nalbandian – est entraîné dans un jeu d’ombres où les enjeux sont colossaux.
    Avec ce roman nous sommes invité à réfléchir sur les questions de la nature de l’homme, le progrès et la liberté.
    « L’Arche des Sevanes » est un roman captivant qui mêle science-fiction, thriller et réflexion philosophique. Il explore les thèmes de la reconstruction, de l’identité et de la mémoire dans un contexte post-apocalyptique.
    Je reste sur ma faim, et attends avec impatiente la seconde partie du roman de Benjamin Menvielle
    Une lecture qui rappelle “1984” et “Black Mirror”, avec une touche de SF addictive ! À mettre entre toutes les mains des fans de dystopie et de romans intelligents
    horoxx sur Babelio le 18 février 2025
  • C’est la force de l’auteur, la description du sombre.

    Je m’attendais à lire une bonne histoire cyberpunk un peu cliché à la neuromascien j’ai découvert quelque chose de bien plus grand. Ce roman comme le premier que je n’ai pas noté est très original.
    Je que j’ai particulièrement apprécier c’est ce coté très crade, poisseux, humide et nauséabond. C’est la force de l’auteur, la description du sombre.
    Je trouvait le tout hyper original.
    Il est rare qu’on ai dans un même roman un univers à part entière, du suspense, un sorte d’enquête on peut le dire en mode thriller puisqu’on cherche vraiment à comprendre ce qui se passe et en même temps une ecriture très travaillée.

    bref c’est à essayer sans retenue
    sylvainrourou sur Babelio le 28 janvier 2026
  • Une réelle critique de notre société est possible avec cette plume tantôt poétique tantôt crue et engagée qui ouvrent la réflexion

    Je vous présente aujourd’hui un roman postapocalyptique futuriste, à l’ambiance cyberpunk qui, disons-le, m’a branchée sur le genre ! Cyborgs, intelligences artificielles et rébellion sont les maîtres-mots de ce récit qui a su souligner la pléthore de failles sociétales de manière exacerbée.

    B.Menvielle nous plonge effectivement dans la Rocheuse à l’équilibre précaire, où la notion de propriété n’est plus, et où tout est rationné selon sa note de civisme. Ce système qui se veut juste et inébranlable ne fait qu’accentuer les inégalités sociales, comme en témoignent les bas-fonds où les vices y sont portés à leur paroxysme. Omnipotence, manipulation, secte, révolte, drogue, trafic… tant de sujets abordés avec habilité et portés par une plume très immersive, fluide et qui ne perd pas de temps en détours.

    L’auteur nous livre une histoire bien rythmée grâce à ses nombreux points de vue et récits enchâssés qui nous permettent de mieux comprendre les enjeux de l’intrigue et surtout, d’être immergé dans toutes les strates de cette société alambiquée. Effectivement, l’Ordre dirigeant la Rocheuse et protégeant l’Arche (la sauvegarde de la mémoire de l’Humanité), semble corrompue et non étrangère à la manipulation de la mémoire collective.

    &#xNaN« Le passé, le présent et le futur de chacun des habitants de la Rocheuse, tout autant que l’humanité, elle-même, s’écrivaient dans l’Arche, sous leur contrôle. » • « Celui qui n’est pas libre de vouloir ne sera jamais libre de pouvoir. »&#xNaN

    Une réelle critique de notre société est possible avec cette plume tantôt poétique tantôt crue et engagée qui ouvrent la réflexion :&#xNaN« C’était ce bruit permanent, les informations, tout le temps, la publicité, partout, les palabres, les images, les sons, cette façon qu’avait la société d’assourdir ses ouailles. C’était toute cette célérité du futile, cette inertie de l’inutile […]. Les cerveaux étaient abreuvés de tant de choses qu’ils étaient devenus incapables de simplement penser. »&#xNaN

    Pour clore, c’était un superbe récit très complet où l’on ne s’ennuyait jamais ! Une fois les premières pages lues et l’univers complexe pris en mains l’histoire se lit avidement ! La fin donne envie de lire la suite et présage un monde à feu et à sang !
    LaLunatheque sur Babelio le 16 février 2024
  • Une façon d’écrire tellement contemporaine

    J’ai ADORE ce roman, et je peux d’ores et déjà dire que j’apprécie énormément cet auteur. Benjamin Menvielle a une façon d’écrire tellement contemporaine. C’est à la fois très beau et très simple, sans fioriture. le récit va vite, et il se passe énormément de choses. J’ai eu l’impression d’avoir une sorte d’élixir de roman, l’essentiel ou la quintessence d’un roman qui ferait en fait 400 pages.
    C’est tellement condensé qu’il m’est arrivé plusieurs fois de revivre des scènes après la lecture. D’ailleurs, au moment où j’écris ces mots, j’ai encore plein de moments qui me reviennent alors que je ne m’étais pas nécessairement arrêté dessus au moment de la lecture. Cette sorte de marque indélébile dans ma conscience est toute la force de cet auteur. Quelle jouissance ! J’attends avec impatience le tome 2 et d’autres oeuvres du même genre.
    RaquelGarcia sur Babelio le 16 février 2024
  • L’écriture, est un véritable joyau.

    Plongeons ensemble dans les méandres d’un monde postapocalyptique : la Rocheuse.

    Et c’est peu dire que ce monde est d’une richesse incroyable. Ici, l’auteur tisse avec brio un univers aussi complexe que captivant, un terreau fertile pour les amateurs d’aventures palpitantes et enivrantes. Chaque page transporte le lecteur dans un tourbillon d’émotions et de découvertes inattendues. Les enjeux d’injustice et d’humanisme se percutent pour nourrir l’élan irrésistible d’une révolution imminente. Dans cette société asservie et impitoyable, le besoin pressant d’action se fait sentir, et c’est au travers des protagonistes que se révèle la force inébranlable de l’espoir face à l’oppression. S’agit-il d’un miroir de notre société contemporaine ? A n’en pas doutais ! Et il est évident que Benjamin Menvielle exagère cette sensation pour nous donner la sensation de n’être finalement dans un monde pas si éloigné.

    Chacun des personnages, tour à tour méfiants ou porteurs d’espoir, dévoile son parcours tumultueux qui a suscité en moi une multitude de réflexions et d’interrogations qui ne demandent qu’à être explorées dans le prochain tome de cette duologie. L’intrigue se déroule avec une fluidité envoûtante, éclairant peu à peu les zones d’ombres qui jalonnent le récit. On aurait presque souhaité que ce premier tome s’étire davantage, tant il regorge de substance et d’intensité.

    L’écriture, est un véritable joyau. L’auteur associe une richesse lexicale exquise à une accessibilité qui saura conquérir un large public.
    Elise sur Babelio le 16 février 2024
  • Benjamin Menvielle pose ici les bases d’une ère nouvelle, accouchant d’une engeance aseptisée.

    L’Humanité primaire n’est plus, Vive l’Humanité nouvelle !

    Et à chaque renouveau, les mêmes emmerdements et les mêmes écueils, à croire que la nature humaine demeure immuable dans sa bêtise et son orgueil maladif. Seuls le décor et les appellations se griment, l’appareil politique gangréné, lui, demeure.

    A l’heure où le Chaos a décimé notre monde, une poignée de survivantes, les Sevanes, femmes par la suite déifiées, se sont attelées à rassembler les cendres de la mémoire du Monde dans une Arche, comme une dernière sauvegarde du disque dur de notre civilisation.

    Benjamin Menvielle pose ici les bases d’une ère nouvelle, accouchant d’une engeance aseptisée. Un territoire où les relations humaines ont été dépossédées de leur chaleur et de leur simplicité premières pour laisser place à une communauté « écran » qui gèle les coeurs en faisant la part belle aux hologrammes. Une société où les êtres de chair, de polymères et de carbone ne sont que des numéros de série (une codification d’identification qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler nos systèmes contemporains d’assurance maladie voire de traçabilité des denrées alimentaires), tous « cultivés » dans des serres in vitro et vendus aux plus offrants lors de grandes kermesses faisant office de vente aux enchères.

    L’intention de départ, comme il est souvent de mise, est louable : reconstruire sur des bases plus fraternelles, un écrin où la notion de propriété aurait été abolie, mère de beaucoup de maux, où chacun « oeuvrerait » au bien commun plutôt que de besogner pour sa propre personne, où les ressources vitales seraient redistribuées de façon égale sans tenir compte de la classe, du genre ou de la race. L’auteur ne lésine pas sur les références aux grands mouvements qui nous ont traversés, savoir la collectivisation, la socialisation des moyens de production et des biens. On s’amusera devant la posture très « camarade » des protagonistes, sanctionnant chacun de leurs échanges par le scandement « Pour les Sevanes », comme un écho au ralliement à la Cause.

    Mais le joli vernis s’avère souvent le prétexte inavouable et méprisable d’une oligarchie déterminée à contenir, par quelque moyen que ce soit, qu’il tienne de la propagande ou à une diversion opiacée, la Masse afin qu’elle n’interfère de près ou de loin dans le maintien de ses propres intérêts, bien souvent misérables et insignifiants.

    Chacun à leur manière, la pléiade de protagonistes peuplant le récit, à l’aube de raids menés par une population autochtone, les Autres, êtres rouges aux yeux noirs, barbares démoniaques s’il en est et évidemment méprisés des hauts placés à l’instar de leurs ancêtres et de leur schéma de pensée imbécile, tenteront d’infiltrer le système afin de mettre à mal ce jeu de dupes. La Résistance s’organise, l’enchainement rapide, millimétré entre les personnages nous emporte. Ca grouille, ca s’agite, la rumeur enfle, la menace gronde, la Résistance s’organise : ca va péter !

    Les questionnements liberticides, philosophiques, éthiques et moraux que soulèvent cet Ordre politique despotique ne manquent pas et l’auteur se réjouit d’en gaver le lecteur qui frémit face aux tensions qui se cristallisent et qui sent poindre les prémisses d’une guerre civile.

    Sous couvert d’une écriture intelligente et profonde, l’auteur ne se refuse aucune percée incisive pour nous plonger dans une atmosphère crasse et humide, amenant même parfois sur les rives dangereuses de l’idéologie sectaire et de l’autel sacrificiel. On est littéralement happé par l’urgence. Les problématiques sont abordées avec finesse et sans préavis. Je n’ai pu m’empêcher de retenir quelque pincement au coeur quant au traitement qu’il est fait de cette épineuse question du renseignement et de l’importance de la mémoire collective et d’un passé commun comme fondation essentiel de toute civilisation. Après tout, la troisième guerre mondiale ne serait-elle pas celle de l’information ?

    Une lecture qui m’a remuée et que je recommande absolument ! Petit plus pour la référence Avatar et notamment à son arbre des âmes qui s’offre ici une réinterprétation somme toute originale, la cyprine en supplément !

    Un grand merci à LIBRINOVA et à NetGalley.
    RAPHIKI sur Babelio le 29 février 2024
  • C’est avant tout une expérience à vivre je me contenterais

    La duologie de Benjamin Menvielle est incontestablement marquante.
    Parce que même si l’on retrouve des idées que l’on a déjà trouvé ailleurs dans d’autres films, d’autres séries ou d’autres roman, la façon d’amener les choses, la manière dont il décrit la face sombre de l’humanité, l’acuité avec laquelle il le fait est pour moi novateur et salvateur. Chaque bombe.
    Alors comme il est difficile de décrire exactement ce que contiennent ces livres parce que c’est avant tout une expérience à vivre je me contenterais d’une citation de on Kalman Stefansson
    « 
    Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le coeur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts.
    « 

    Et bien l’Arche des Sevanes c’est ça à chaque seconde
    nicomedeEmy sur Babelio le 18 février 2026
  • Je crois pouvoir dire que l’on est en présence d’un vrai chef-d’oeuvre.

    Roman exceptionnel !!

    Le monde tel que nous le connaissons a disparu, un événement appelé le Chaos. Nous nous retrouvons donc dans un univers post-apocalyptique en pleine reconstruction. Suite à ce chaos, sept entités ont préservé toutes les connaissances humaines en les enregistrant dans ce qu’on appelle l’Arche. Ces entités sont les Sevanes. Grâce à leur initiative, une nouvelle ère a pu voir le jour, appelée La Rocheuse. Pour mieux comprendre ce concept, imaginez l’Arche de Noé, et vous saisirez le rôle des Sevanes. C’est hyper créatif, l’auteur nous bombarde d’une succession de bonnes idées SF que j’ai adoré alors même que je ne suis pas une amoureuse du genre. Tout y passe des drones de sécurité, aux adjonctions corporelles, en passant par les puces, la drogues, les opérations chirurgicales 3.0… Surtout ce que je trouve extrêmement bien amené c’est le rapport des personnages à cette technologie. Ce n’est pas manichéen et c’est très poétique.

    Passons maintenant aux personnages, chacun d’eux est unique avec des origines sociales très variées. Ils jouent tous des rôles plus ou moins importants, apportant des éléments clés à notre intrigue. Ils ont une profondeur sans pour autant que l’on s’attarde des pages et des pages sur leurs histoires. C’est finalement l’autre grande force de Benjamin Menvielle, c’est ce côté quintessence. Il y a dans sa plume quelque chose de l’elixir, il extrait les sucs de façon ultra concentré, rien n’est inutile. Cela peut donner une sensation de « trop vite », mais ce que j’ai adoré c’est que j’ai vécu le roman en double détentes. Des passages me sont revenus après la lecture. Pour être honnête, c’est la première quoi que ça me fait ça, et c’est incroyable.

    Parmi ces personnages, certains se démarquent particulièrement.
    Nalbandian, par exemple, endure une solitude corrosive, ressentant le vide d’une vie sans amour et le vertige d’une existence qui s’étire sans laisser de trace.
    Valmy, lui, est captivé par cette unité. Il n’écoute pas vraiment le discours, mais il perçoit son écho dans les coeurs de ceux qui l’entendent.
    Raka : « Sais-tu ce qui fait notre singularité ? C’est notre capacité à concevoir des idées qui n’ont aucune prise sur la réalité. Elles nous permettent de nous organiser en communauté, de vivre ensemble. »

    Seul bémol, les rouages de cet univers sont un peu complexes. Certains aspects restent flous et ne sont pas toujours bien connectés, ce qui peut prêter à confusion. C’est probablement dû au fait qu’il s’agit du premier tome et à la quantité d’informations que l’auteur veut nous faire assimiler pour nous immerger dans son récit.

    Je suis donc très impatiente, et espère vivre la même sensation sur le tome 2. Si elle est du même acabits je crois pouvoir dire que l’on est en présence d’un vrai chef-d’oeuvre.
    chachalicorne sur Babelio le 23 mai 2024
  • C’est la force de l’auteur, la description du sombre.

    Je m’attendais à lire une bonne histoire cyberpunk un peu cliché à la neuromascien j’ai découvert quelque chose de bien plus grand. Ce roman comme le premier que je n’ai pas noté est très original.
    Je que j’ai particulièrement apprécier c’est ce coté très crade, poisseux, humide et nauséabond. C’est la force de l’auteur, la description du sombre.
    Je trouvait le tout hyper original.
    Il est rare qu’on ai dans un même roman un univers à part entière, du suspense, un sorte d’enquête on peut le dire en mode thriller puisqu’on cherche vraiment à comprendre ce qui se passe et en même temps une ecriture très travaillée.

    bref c’est à essayer sans retenue
    sylvainrourou sur Babelio le 28 janvier 2026
  • « L’Arche des Sevanes » est un roman captivant qui mêle science-fiction, thriller et réflexion philosophique.

    L’histoire suit Nalbandian, un citoyen modèle, dont la vie bascule lorsque sa compagne est arrêtée. Alors qu’il tente de comprendre les raisons de cette arrestation, il se retrouve plongé au coeur d’une intrigue complexe qui met en jeu le destin de la société.
    L’auteur dépeint une société technologique avancée qui se débat avec les vestiges d’un passé tumultueux.
    Un mélange de cyberpunk avec de la fantasy post-apocalyptique, les Sevanes, créateurs de l’Arche, sont des figures énigmatiques qui hantent l’histoire.
    Le personnage principal – Nalbandian – est entraîné dans un jeu d’ombres où les enjeux sont colossaux.
    Avec ce roman nous sommes invité à réfléchir sur les questions de la nature de l’homme, le progrès et la liberté.
    « L’Arche des Sevanes » est un roman captivant qui mêle science-fiction, thriller et réflexion philosophique. Il explore les thèmes de la reconstruction, de l’identité et de la mémoire dans un contexte post-apocalyptique.
    Je reste sur ma faim, et attends avec impatiente la seconde partie du roman de Benjamin Menvielle
    Une lecture qui rappelle “1984” et “Black Mirror”, avec une touche de SF addictive ! À mettre entre toutes les mains des fans de dystopie et de romans intelligents
    horoxx sur Babelio le 18 février 2025
  • C’est un univers fascinant et formidablement détaillé qu’a construit l’auteur.

    Dans le premier tome de « L’Arche des Sevanes » de Benjamin Menvielle, le lecteur est plongé dans un univers post-apocalyptique et cyberpunk, où un petit groupe d’êtres humains survit sur la Rocheuse, un lieu hostile. Cette société imprégnée de haute technologie abrite l’Arche, créée par les énigmatiques Sevanes pour préserver les connaissances humaines menacées par une destruction imminente.

    L’histoire suit Nalbandian, un citoyen modèle, dont la vie bascule lorsque sa compagne, accusée de représenter une menace sous le nom d’Opsy, est arrêtée. Animé par la volonté de la retrouver, Nalbandian se retrouve plongé dans un réseau complexe de mystères et de conspirations au sein d’une société sécurisée, alors que des tensions révolutionnaires émergent et que l’Arche devient l’objet de toutes les convoitises.

    Le premier tome de « L’Arche des Sevanes » parvient à évoluer habilement, construisant un univers minutieusement détaillé et captivant. Benjamin Menvielle développe des personnages robustes et tisse une intrigue riche en rebondissements inattendus, offrant ainsi une exploration captivante de la condition humaine, de la quête de vérité et de la lutte pour la liberté dans un monde où le contrôle absolu semble être la norme.
    dolphinpic sur Babelio le 20 février 2024
  • Une intrigue riche en rebondissements inattendus,

    Il m’est impossible de résumer ce premier tome de la duologie de Benjamin Menvielle. Lui-même a tenté de le faire en quatrième de couverture, mais les quelques lignes n’abordent qu’une infime partie de l’intrigue dystopique qu’est l’ « Arche des Sevanes « .
    Car c’est un univers fascinant et formidablement détaillé qu’a construit l’auteur, avec une plume très contemporaine basée sur des connaissances classiques très maîtrisées dans le domaine de la science-fiction et de l’anticipation. Il va même jusqu’à créer un vocabulaire très particulier, un peu difficile à appréhender au début, mais tellement évident et fluide par la suite…
    J’ai particulièrement apprécié le passage où un des personnages va au dispensaire pour se faire opérer par des microrobots dans un bassin rempli de désinfectant… C’est paradoxalement une scène que j’ai trouvée apaisante, non dénuée d’humour, au milieu d’une société ultra-sécuritaire parmi laquelle grouillent des drônes d’observation et d’attaque, des cyborgs et autres éléments futuristes destinés à asservir la population et à envahir les Autres.
    Mais le roman est beaucoup plus que ça, les rebondissements nombreux, les personnages également, et d’ailleurs il ne faut pas trop s’attacher à eux, car tout peut arriver.
    Les questions nombreuses au début trouvent peu à peu leurs réponses et on sort du livre plus pressé que jamais de découvrir la suite.

    Pour les Sevanes.
    Lire_et_elle sur Babelio le 11 janvier 2024
  • C’est un roman magique en ce qu’il est novateur. Je n’ai jamais rien lu de tel.

    Il m’est impossible de résumer ce premier tome de la duologie de Benjamin Menvielle. Lui-même a tenté de le faire en quatrième de couverture, mais les quelques lignes n’abordent qu’une infime partie de l’intrigue dystopique qu’est l’ « Arche des Sevanes « .
    Car c’est un univers fascinant et formidablement détaillé qu’a construit l’auteur, avec une plume très contemporaine basée sur des connaissances classiques très maîtrisées dans le domaine de la science-fiction et de l’anticipation. Il va même jusqu’à créer un vocabulaire très particulier, un peu difficile à appréhender au début, mais tellement évident et fluide par la suite…
    J’ai particulièrement apprécié le passage où un des personnages va au dispensaire pour se faire opérer par des microrobots dans un bassin rempli de désinfectant… C’est paradoxalement une scène que j’ai trouvée apaisante, non dénuée d’humour, au milieu d’une société ultra-sécuritaire parmi laquelle grouillent des drônes d’observation et d’attaque, des cyborgs et autres éléments futuristes destinés à asservir la population et à envahir les Autres.
    Mais le roman est beaucoup plus que ça, les rebondissements nombreux, les personnages également, et d’ailleurs il ne faut pas trop s’attacher à eux, car tout peut arriver.
    Les questions nombreuses au début trouvent peu à peu leurs réponses et on sort du livre plus pressé que jamais de découvrir la suite.

    Pour les Sevanes.
    Lire_et_elle sur Babelio le 11 janvier 2024
  • Je crois pouvoir dire que l’on est en présence d’un vrai chef-d’oeuvre.

    Roman exceptionnel !!

    Le monde tel que nous le connaissons a disparu, un événement appelé le Chaos. Nous nous retrouvons donc dans un univers post-apocalyptique en pleine reconstruction. Suite à ce chaos, sept entités ont préservé toutes les connaissances humaines en les enregistrant dans ce qu’on appelle l’Arche. Ces entités sont les Sevanes. Grâce à leur initiative, une nouvelle ère a pu voir le jour, appelée La Rocheuse. Pour mieux comprendre ce concept, imaginez l’Arche de Noé, et vous saisirez le rôle des Sevanes. C’est hyper créatif, l’auteur nous bombarde d’une succession de bonnes idées SF que j’ai adoré alors même que je ne suis pas une amoureuse du genre. Tout y passe des drones de sécurité, aux adjonctions corporelles, en passant par les puces, la drogues, les opérations chirurgicales 3.0… Surtout ce que je trouve extrêmement bien amené c’est le rapport des personnages à cette technologie. Ce n’est pas manichéen et c’est très poétique.

    Passons maintenant aux personnages, chacun d’eux est unique avec des origines sociales très variées. Ils jouent tous des rôles plus ou moins importants, apportant des éléments clés à notre intrigue. Ils ont une profondeur sans pour autant que l’on s’attarde des pages et des pages sur leurs histoires. C’est finalement l’autre grande force de Benjamin Menvielle, c’est ce côté quintessence. Il y a dans sa plume quelque chose de l’elixir, il extrait les sucs de façon ultra concentré, rien n’est inutile. Cela peut donner une sensation de « trop vite », mais ce que j’ai adoré c’est que j’ai vécu le roman en double détentes. Des passages me sont revenus après la lecture. Pour être honnête, c’est la première quoi que ça me fait ça, et c’est incroyable.

    Parmi ces personnages, certains se démarquent particulièrement.
    Nalbandian, par exemple, endure une solitude corrosive, ressentant le vide d’une vie sans amour et le vertige d’une existence qui s’étire sans laisser de trace.
    Valmy, lui, est captivé par cette unité. Il n’écoute pas vraiment le discours, mais il perçoit son écho dans les coeurs de ceux qui l’entendent.
    Raka : « Sais-tu ce qui fait notre singularité ? C’est notre capacité à concevoir des idées qui n’ont aucune prise sur la réalité. Elles nous permettent de nous organiser en communauté, de vivre ensemble. »

    Seul bémol, les rouages de cet univers sont un peu complexes. Certains aspects restent flous et ne sont pas toujours bien connectés, ce qui peut prêter à confusion. C’est probablement dû au fait qu’il s’agit du premier tome et à la quantité d’informations que l’auteur veut nous faire assimiler pour nous immerger dans son récit.

    Je suis donc très impatiente, et espère vivre la même sensation sur le tome 2. Si elle est du même acabits je crois pouvoir dire que l’on est en présence d’un vrai chef-d’oeuvre.
    chachalicorne sur Babelio le 23 mai 2024
  • C’est avant tout une expérience à vivre je me contenterais

    La duologie de Benjamin Menvielle est incontestablement marquante.
    Parce que même si l’on retrouve des idées que l’on a déjà trouvé ailleurs dans d’autres films, d’autres séries ou d’autres roman, la façon d’amener les choses, la manière dont il décrit la face sombre de l’humanité, l’acuité avec laquelle il le fait est pour moi novateur et salvateur. Chaque bombe.
    Alors comme il est difficile de décrire exactement ce que contiennent ces livres parce que c’est avant tout une expérience à vivre je me contenterais d’une citation de on Kalman Stefansson
    « 
    Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le coeur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts.
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    Et bien l’Arche des Sevanes c’est ça à chaque seconde
    nicomedeEmy sur Babelio le 18 février 2026
  • Une façon d’écrire tellement contemporaine

    J’ai ADORE ce roman, et je peux d’ores et déjà dire que j’apprécie énormément cet auteur. Benjamin Menvielle a une façon d’écrire tellement contemporaine. C’est à la fois très beau et très simple, sans fioriture. le récit va vite, et il se passe énormément de choses. J’ai eu l’impression d’avoir une sorte d’élixir de roman, l’essentiel ou la quintessence d’un roman qui ferait en fait 400 pages.
    C’est tellement condensé qu’il m’est arrivé plusieurs fois de revivre des scènes après la lecture. D’ailleurs, au moment où j’écris ces mots, j’ai encore plein de moments qui me reviennent alors que je ne m’étais pas nécessairement arrêté dessus au moment de la lecture. Cette sorte de marque indélébile dans ma conscience est toute la force de cet auteur. Quelle jouissance ! J’attends avec impatience le tome 2 et d’autres oeuvres du même genre.
    RaquelGarcia sur Babelio le 16 février 2024
  • Une réelle critique de notre société est possible avec cette plume tantôt poétique tantôt crue et engagée qui ouvrent la réflexion

    Je vous présente aujourd’hui un roman postapocalyptique futuriste, à l’ambiance cyberpunk qui, disons-le, m’a branchée sur le genre ! Cyborgs, intelligences artificielles et rébellion sont les maîtres-mots de ce récit qui a su souligner la pléthore de failles sociétales de manière exacerbée.

    B.Menvielle nous plonge effectivement dans la Rocheuse à l’équilibre précaire, où la notion de propriété n’est plus, et où tout est rationné selon sa note de civisme. Ce système qui se veut juste et inébranlable ne fait qu’accentuer les inégalités sociales, comme en témoignent les bas-fonds où les vices y sont portés à leur paroxysme. Omnipotence, manipulation, secte, révolte, drogue, trafic… tant de sujets abordés avec habilité et portés par une plume très immersive, fluide et qui ne perd pas de temps en détours.

    L’auteur nous livre une histoire bien rythmée grâce à ses nombreux points de vue et récits enchâssés qui nous permettent de mieux comprendre les enjeux de l’intrigue et surtout, d’être immergé dans toutes les strates de cette société alambiquée. Effectivement, l’Ordre dirigeant la Rocheuse et protégeant l’Arche (la sauvegarde de la mémoire de l’Humanité), semble corrompue et non étrangère à la manipulation de la mémoire collective.

    &#xNaN« Le passé, le présent et le futur de chacun des habitants de la Rocheuse, tout autant que l’humanité, elle-même, s’écrivaient dans l’Arche, sous leur contrôle. » • « Celui qui n’est pas libre de vouloir ne sera jamais libre de pouvoir. »&#xNaN

    Une réelle critique de notre société est possible avec cette plume tantôt poétique tantôt crue et engagée qui ouvrent la réflexion :&#xNaN« C’était ce bruit permanent, les informations, tout le temps, la publicité, partout, les palabres, les images, les sons, cette façon qu’avait la société d’assourdir ses ouailles. C’était toute cette célérité du futile, cette inertie de l’inutile […]. Les cerveaux étaient abreuvés de tant de choses qu’ils étaient devenus incapables de simplement penser. »&#xNaN

    Pour clore, c’était un superbe récit très complet où l’on ne s’ennuyait jamais ! Une fois les premières pages lues et l’univers complexe pris en mains l’histoire se lit avidement ! La fin donne envie de lire la suite et présage un monde à feu et à sang !
    LaLunatheque sur Babelio le 16 février 2024
  • L’écriture, est un véritable joyau.

    Plongeons ensemble dans les méandres d’un monde postapocalyptique : la Rocheuse.

    Et c’est peu dire que ce monde est d’une richesse incroyable. Ici, l’auteur tisse avec brio un univers aussi complexe que captivant, un terreau fertile pour les amateurs d’aventures palpitantes et enivrantes. Chaque page transporte le lecteur dans un tourbillon d’émotions et de découvertes inattendues. Les enjeux d’injustice et d’humanisme se percutent pour nourrir l’élan irrésistible d’une révolution imminente. Dans cette société asservie et impitoyable, le besoin pressant d’action se fait sentir, et c’est au travers des protagonistes que se révèle la force inébranlable de l’espoir face à l’oppression. S’agit-il d’un miroir de notre société contemporaine ? A n’en pas doutais ! Et il est évident que Benjamin Menvielle exagère cette sensation pour nous donner la sensation de n’être finalement dans un monde pas si éloigné.

    Chacun des personnages, tour à tour méfiants ou porteurs d’espoir, dévoile son parcours tumultueux qui a suscité en moi une multitude de réflexions et d’interrogations qui ne demandent qu’à être explorées dans le prochain tome de cette duologie. L’intrigue se déroule avec une fluidité envoûtante, éclairant peu à peu les zones d’ombres qui jalonnent le récit. On aurait presque souhaité que ce premier tome s’étire davantage, tant il regorge de substance et d’intensité.

    L’écriture, est un véritable joyau. L’auteur associe une richesse lexicale exquise à une accessibilité qui saura conquérir un large public.
    Elise sur Babelio le 16 février 2024
  • Benjamin Menvielle pose ici les bases d’une ère nouvelle, accouchant d’une engeance aseptisée.

    L’Humanité primaire n’est plus, Vive l’Humanité nouvelle !

    Et à chaque renouveau, les mêmes emmerdements et les mêmes écueils, à croire que la nature humaine demeure immuable dans sa bêtise et son orgueil maladif. Seuls le décor et les appellations se griment, l’appareil politique gangréné, lui, demeure.

    A l’heure où le Chaos a décimé notre monde, une poignée de survivantes, les Sevanes, femmes par la suite déifiées, se sont attelées à rassembler les cendres de la mémoire du Monde dans une Arche, comme une dernière sauvegarde du disque dur de notre civilisation.

    Benjamin Menvielle pose ici les bases d’une ère nouvelle, accouchant d’une engeance aseptisée. Un territoire où les relations humaines ont été dépossédées de leur chaleur et de leur simplicité premières pour laisser place à une communauté « écran » qui gèle les coeurs en faisant la part belle aux hologrammes. Une société où les êtres de chair, de polymères et de carbone ne sont que des numéros de série (une codification d’identification qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler nos systèmes contemporains d’assurance maladie voire de traçabilité des denrées alimentaires), tous « cultivés » dans des serres in vitro et vendus aux plus offrants lors de grandes kermesses faisant office de vente aux enchères.

    L’intention de départ, comme il est souvent de mise, est louable : reconstruire sur des bases plus fraternelles, un écrin où la notion de propriété aurait été abolie, mère de beaucoup de maux, où chacun « oeuvrerait » au bien commun plutôt que de besogner pour sa propre personne, où les ressources vitales seraient redistribuées de façon égale sans tenir compte de la classe, du genre ou de la race. L’auteur ne lésine pas sur les références aux grands mouvements qui nous ont traversés, savoir la collectivisation, la socialisation des moyens de production et des biens. On s’amusera devant la posture très « camarade » des protagonistes, sanctionnant chacun de leurs échanges par le scandement « Pour les Sevanes », comme un écho au ralliement à la Cause.

    Mais le joli vernis s’avère souvent le prétexte inavouable et méprisable d’une oligarchie déterminée à contenir, par quelque moyen que ce soit, qu’il tienne de la propagande ou à une diversion opiacée, la Masse afin qu’elle n’interfère de près ou de loin dans le maintien de ses propres intérêts, bien souvent misérables et insignifiants.

    Chacun à leur manière, la pléiade de protagonistes peuplant le récit, à l’aube de raids menés par une population autochtone, les Autres, êtres rouges aux yeux noirs, barbares démoniaques s’il en est et évidemment méprisés des hauts placés à l’instar de leurs ancêtres et de leur schéma de pensée imbécile, tenteront d’infiltrer le système afin de mettre à mal ce jeu de dupes. La Résistance s’organise, l’enchainement rapide, millimétré entre les personnages nous emporte. Ca grouille, ca s’agite, la rumeur enfle, la menace gronde, la Résistance s’organise : ca va péter !

    Les questionnements liberticides, philosophiques, éthiques et moraux que soulèvent cet Ordre politique despotique ne manquent pas et l’auteur se réjouit d’en gaver le lecteur qui frémit face aux tensions qui se cristallisent et qui sent poindre les prémisses d’une guerre civile.

    Sous couvert d’une écriture intelligente et profonde, l’auteur ne se refuse aucune percée incisive pour nous plonger dans une atmosphère crasse et humide, amenant même parfois sur les rives dangereuses de l’idéologie sectaire et de l’autel sacrificiel. On est littéralement happé par l’urgence. Les problématiques sont abordées avec finesse et sans préavis. Je n’ai pu m’empêcher de retenir quelque pincement au coeur quant au traitement qu’il est fait de cette épineuse question du renseignement et de l’importance de la mémoire collective et d’un passé commun comme fondation essentiel de toute civilisation. Après tout, la troisième guerre mondiale ne serait-elle pas celle de l’information ?

    Une lecture qui m’a remuée et que je recommande absolument ! Petit plus pour la référence Avatar et notamment à son arbre des âmes qui s’offre ici une réinterprétation somme toute originale, la cyprine en supplément !

    Un grand merci à LIBRINOVA et à NetGalley.
    RAPHIKI sur Babelio le 29 février 2024

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